Catégorie : Actualités
Un déplacement a été organisé dans les Hautes-Pyrénées afin de faire un point sur les enjeux de connectivité, en particulier dans un contexte de modernisation des infrastructures télécoms et de réduction des inégalités territoriales d’accès au numérique.
Une réunion à Pouyastruc dédiée à la modernisation des réseaux
Une première séquence s’est tenue le 20 avril 2026 dans la commune de Pouyastruc, autour de la modernisation des réseaux télécoms. Cette rencontre a permis de présenter les grandes évolutions en cours, notamment l’arrêt programmé du réseau cuivre ainsi que celui des réseaux mobiles 2G et 3G, au profit de technologies plus performantes, plus résilientes et mieux adaptées aux usages actuels.
Organisée à l’invitation de Juliette Lallemand Victor, Présidente de la Fédération Française des Télécoms, cette réunion s’est déroulée en présence d’Anne Le Hénanff, Ministre de l’Intelligence artificielle et du Numérique, de Laure de La Raudière, Présidente de l’Arcep, de Michel Pélieu, Président du Conseil départemental des Hautes-Pyrénées, de Michel Pailhas, maire de Pouyastruc, ainsi que de nombreux élus et acteurs locaux.
Les échanges ont permis de détailler les impacts de cette transition pour les usagers — particuliers, entreprises et collectivités — ainsi que les dispositifs d’accompagnement mis en place. Depuis le 31 janvier 2026, la commune bénéficie d’une couverture complète en Très Haut Débit grâce à la fibre et à des solutions complémentaires. L’extinction définitive du réseau cuivre y est prévue à compter du 31 janvier 2027.

Focus sur la connectivité en zone de montagne
Une seconde séquence s’est déroulée en zone de montagne, au col du Soulor, afin d’aborder les enjeux spécifiques liés aux zones blanches. À cette occasion, la Régie Hautes-Pyrénées Haut Débit a présenté les actions engagées pour améliorer la couverture dans les territoires les plus isolés.
Ce temps d’échange a également été marqué par les témoignages des services de secours en montagne, notamment les CRS Pyrénées et le peloton de gendarmerie de haute montagne (PGHM). Ils ont rappelé le rôle déterminant de la connectivité pour contacter les secours, coordonner les interventions et retrouver des personnes disparues dans des zones parfois non couvertes.
Dans un territoire où les risques en montagne sont particulièrement présents, ces enjeux de couverture réseau revêtent une dimension essentielle en matière de sécurité des personnes.

Une mobilisation collective au service des territoires
Ce déplacement a permis de réunir l’ensemble des parties prenantes autour d’un objectif commun : garantir une connectivité de qualité, accessible à tous, y compris dans les zones les plus rurales et montagneuses.
La modernisation des réseaux télécoms constitue à la fois un levier d’aménagement du territoire, de développement économique et de sécurité.
Nous remercions l’ensemble des intervenants, élus, services de secours et acteurs mobilisés pour la qualité des échanges et leur engagement en faveur de ces enjeux.
Catégorie : Actualités
La FFTélécoms et ses membres ont pris connaissance de l’étude systématique que l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a commandée à 11 scientifiques de 10 pays, cofinancée par l’Organisation et les autorités sanitaires australienne, italienne et néo-zélandaise.[1]
Cette étude détaillée, publiée dans la revue scientifique « Environnement international » passe en revue les travaux de recherche scientifique sur le lien éventuel entre l’exposition aux radiofréquences et le risque de cancer sur plusieurs décennies. Les rédacteurs de l’étude ont examiné 5 000 études publiées les trente dernières années.
L’étude fait une mise à jour de l’état des connaissances scientifiques depuis la dernière classification en 2011 par le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC), des radiofréquences (RF) en « Peut-être cancérogène pour l’Homme » (groupe 2B) « sur la base de preuves limitées issues d’études observationnelles. » Les chercheurs constatent que les études postérieures avec des cohortes plus complètes « n’ont pas montré ce genre d’associations [entre tumeurs et RF] » [2].
L’étude conclut qu’aucune corrélation n’est établie entre l’utilisation du téléphone mobile et les cancers du cerveau étudiés et la leucémie, même chez les personnes les plus exposées aux ondes émises par leur téléphone mobile, se référant aux publications récentes montrant que le risque de cancer du cerveau n’augmentait pas, même en cas d’utilisation prolongée du téléphone.
Les résultats ne changent pas qu’il s’agisse de personnes consacrant beaucoup de temps à leur smartphone ou d’utilisateurs passant de nombreux appels. De même, les auteurs n’ont pas constaté d’augmentation du risque de leucémie ou de cancer du cerveau chez les enfants.
L’étude relève aussi que les antennes relais, qui transmettent des appels téléphoniques et des SMS par les mêmes ondes radioélectriques, ne présentent pas non plus de dangerosité.
Les réseaux mobiles de nouvelle génération, de type 4G, produisent même des émissions de radiofréquences « considérablement plus faibles » que les standards de téléphonie mobile plus anciens.
Cette étude demandée par l’OMS servira à alimenter la monographie de l’OMS sur les radiofréquences attendue en fin d’année et devrait contribuer à réexaminer la classification des ondes électromagnétiques que le CIRC annonce pour 2028.
_________________________________________________________________________________________
Pour aller plus loin, l’étude complète est disponible sur le lien suivant : https://doi.org/10.1016/j.envint.2024.108983
[1] K. Karipidis, D. Baaken, T. Loney, M. Blettner, C. Brzozek, M. Elwood, C. Narh, N. Orsini, M. Rö ösli, M.S. Paulo, S. Lagorio, The effect of exposure to radiofrequency fields on cancer risk in the general and working population: A systematic review of human observational studies – Part I: Most researched outcomes, Environment International (September 2024)
[2] Do cellphones cause brain cancer? A review of 63 studies finds no link. – The Washington Post